Ephémérides planétaires 2020-2021













cliquer pour voir le détail des éphémérides de Mercure en 2010 Mercure : planète difficile et très peu intéressante à observer en dehors de ses transits devant le Soleil, du fait de la proximité de ce dernier. Le 11 novembre 2019, un de ces rares transits était justement partiellement visible depuis la France, au coucher du Soleil.
En dehors de ces transits, elle est visible seulement quelques semaines par an, autour de ses élongations, dont les dates pour 2020 seront les suivantes :
- plus grande élongation est (donc visible le soir): le 10 février (18,2°), le 4 juin (23,6°), le 1er octobre (25,8°)
- plus grande élongation ouest (donc visible le matin): le 24 mars (27,8°), le 22 juillet (20,1°), le 10 novembre (19,1°)
En 2021 :
- plus grande élongation est (donc visible le soir): le 24 janvier (18,6°), le 17 mai (22,0°), le 14 septembre (26,8°)
- plus grande élongation ouest (donc visible le matin): le 6 mars (27,3°), le 4 juillet (21,6°), le 25 octobre (18,4°)
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cliquer pour voir le détail des éphémérides de Vénus Vénus : planète du soir en début d'année, elle s'éloignera progressivement du Soleil jusqu'à sa plus grande élongation Est (46,1°) le 24 mars 2020.
Phénomène rare, du 2 au 4 avril 2020, la planète Vénus va traverser l’amas des Pléiades (du moins dans le ciel !)
Elle se rapprochera ensuite à nouveau du Soleil dans le ciel jusqu'à sa conjonction inférieure (se dit d'une planète intérieure lorsqu'elle se trouve alignée devant le Soleil) le 3 juin 2020. A partir de cette date, Vénus deviendra une planète du matin, tout en s'éloignant progressivement du Soleil. Vénus atteindra sa plus grande élongation Ouest le 13 août 2020 (45,8°). La prochaine conjonction supérieure de Vénus avec le Soleil aura eu lieu le 26 mars 2021.
Vous pouvez consulter ici notre dossier sur un type de conjonction inférieure un peu particulier et malheureusement trop rarissime : le transit devant le Soleil avec les photos du transit du 8 juin 2004.

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cliquer pour voir le détail des éphémérides de Mars Mars : après une année 2019 décevante (pas d’opposition), la planète va débuter 2020 en frôlant l’amas globulaire M22 dans le Sagittaire le 1er mars. Elle sera en opposition le 13 octobre 2020, avec malgré tout un diamètre apparent plutôt faible (22.56", contre 24.31" en 2018, et 25.11" en 2003) (cf. éphémérides de Mars).

Le 27 août 2003, Mars se trouvait au plus près de la Terre depuis 59 618 ans, à seulement 55 760 000 km, alors qu'elle peut s'éloigner jusqu'à 400 millions de km! Un simple télescope amateur permettait d'apercevoir Mars dans toute sa splendeur, avec en particulier la calotte glaciaire au pôle sud. (voir notre dossier).
Pour la voir aussi bien qu'en 2003, il faudra attendre le 28 août 2287.
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cliquer pour voir le détail des éphémérides de Jupiter Jupiter commencera l'année dans la constellation du Sagittaire. Elle sera en opposition le 14 juillet 2020, à 4.14 UA de la Terre. Son diamètre apparent sera alors de 48" et c'est donc autour de cette date qu'elle sera la plus intéressante à observer cette année. Cependant, la facilité avec laquelle un astre est observé dépend de sa hauteur sur l'horizon. L'opposition étant, par définition, le moment où une planète est à l'opposé du Soleil par rapport à la Terre, et sachant que c'est au moment du solstice d'été que le Soleil est au plus haut dans le ciel pour un observateur de l'hémisphère Nord, les planètes externes qui sont en opposition autour de cette période ont donc une déclinaison qui est au plus bas. Elles sont donc moins faciles à observer. Ainsi en 2020, tout comme en 2019, les oppositions de Jupiter sont moins favorables que les autres années. Jupiter étant en Opposition tous les 399 jours (Période synodique de Jupiter), sa déclinaison au moment des oppositions varie donc suivant un cycle d'un peu moins de 11 ans, entre +23° les meilleures années, et -23° les pires. En 2020 ce sera -21° 54' (mieux que les -22° 26' de 2019, mais moins bien que les -13° 32' de l’opposition suivante, le 20 août 2021 !)
A noter que le 21 décembre 2020, après des mois de course poursuite à courte distance, Jupiter rattrapera Saturne. Nous aurons alors droit à une Grande Conjonction, un évènement rare qui a lieu chaque 19.86 ans et qui est remarquable vu la luminosité des deux planètes géantes. Mais cette conjonction sera d’autant plus exceptionnelle que les 2 planètes n’auront une distance angulaire que de 6'07", ce qui ne s’est pas vu depuis 1623, et qui ne se reverra pas avant la Grande Conjonction de 2080 ! (Pour rappel, le diamètre apparent de la Lune dans le ciel représente 5X cette distance angulaire !)
La photo ci-contre a été prise le 25 octobre 2012 à 3h50 TU.

Voici les positions des 4 satellites galiléens (Io, Europe, Ganymède, Callisto), celles de leurs ombres en cas de transit, ainsi que la grande tâche rouge (GTR) lorsqu'elle est visible :
(attention il s'agit d'une vue directe, et non inversée comme avec un télescope !)
I E G C I E G C I E G C GTR

Spécifier une nouvelle date :


Intervalle de temps : 100 millisecondes
A voir sur le site ce transit des satellites devant Jupiter.
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cliquer pour voir le détail des éphémérides de Saturne Saturne débutera l’année 2020 à sa distance maximale de la Terre (ou apogée). Elle n'aura alors qu'un diamètre apparent de 15". Tout comme Jupiter, elle est localisée dans la constellation du Sagittaire. A part sa Grande conjonction avec Jupiter du 21 décembre 2020 (voir ci-dessus), c’est donc une planète à observer autour de son opposition, qui aura lieu le 20 juillet 2020. Elle sera alors à 9 UA et aura un diamètre apparent de 18.4".
La photo ci-dessus a été prise à Thiviers le 30 janvier 2004 à 0h10.
Avec un instrument d'au moins 8cm de diamètre, vous vous apercevrez qu'il n'y a pas qu'un seul anneau qui entoure Saturne. En fait, il en existe une multitude, et sur les 7 principaux qui existent, jusqu’à trois peuvent être visibles dans un télescope. Ils sont nommés A, B et C.
L'anneau le plus extérieur est l'anneau A. Il mesure 14600 km de large.
L'anneau B est plus large, environ 25 600 km, et plus lumineux que l'anneau A.
Les anneaux A et B sont séparés par une zone sombre, large d’environ 4 500 km : la célèbre division de Cassini, découverte en 1675 par Jean-Dominique Cassini, l'astronome de Louis XIV. Elle pourrait être due à l’attraction gravitationnelle de Mimas.
En observant attentivement l'anneau B, vous vous rendrez compte que s'assombrit légèrement vers l'intérieur.
L'anneau C est plus délicat à voir : mesurant 17 300 km et situé à l'intérieur de l'anneau B, il est presque transparent, au point que le globe de Saturne et les étoiles sont visibles au travers. Également appelé "anneau de crêpe", il faut un télescope d'au moins 200 mm de diamètre pour parvenir à l'observer.
Encore plus difficile à repérer : la division d’ Encke, avec ses 325 km de large. Il s'agit d'une zone sombre, analogue à la division de Cassini, qui sépare en deux l'anneau A. Un bon télescope de plus de 200 mm de diamètre et un bon ciel permettent de la distinguer au niveau des "anses" que dessine l'anneau de Saturne. Elle est causée et façonnée par la lune Pan (diamètre de 32 km environ) qui orbite à l'intérieur.
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cliquer pour voir le détail des éphémérides d'Uranus Uranus : Cette planète est située dans la constellation du Bélier. Elle sera en conjonction avec le Soleil le 26 avril 2019 (diamètre apparent de seulement 3.4"). Elle sera à observer plutôt autour de son passage en opposition qui aura lieu le 31 octobre 2020. Uranus aura alors un diamètre apparent de 3.7" (bon, OK, c'est quasiment pareil !) et se trouvera à presque 19 fois la distance qui sépare la Terre du Soleil. Elle était à l’aphélie (au plus loin du Soleil) en 2009, et passera au périhélie en 2050. Courage !
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Neptune : dernière planète du système solaire depuis que Pluton n'en est plus une. A tenter d'apercevoir (plutôt que d'observer) dans la constellation du Verseau autour du mois de septembre. Elle sera au périgée (distance minimale à la Terre) le 11 septembre 2020, à une distance de 28.9 UA, et avec un diamètre apparent de 2.4". Sa magnitude visuelle apparente sera alors de 7,8. A noter que depuis son dernier passage à l’aphélie en 1959, elle s’approche petit à petit du Soleil, et que son prochain passage au périhélie sera le 3 septembre 2042.
(les instants sont donnés en Temps légal français )

observatoire de Thiviers
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coordonnées de l'observatoire de Thiviers:
45° 24' 54 N - 0° 57' 9 E

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